jeudi 8 février 2018

Finlande - Carélie Orientale



En classant des timbres de Finlande, je découvre ce timbre.
Le timbre ne pose pas de soucis, il est repris au catalogue. C’est le baron Carl Gustaf Emil Mannerheim.
Mais, quel est donc cette surcharge ?  
Aidé par Google, j’ai fini par trouver.
Le classement des catalogues suit une logique bien à eux qui n’a certainement rien d’historique. Et de surcroît sans image !
C’est un timbre de 1941 durant l’occupation finlandaise qui dura quatre années (voir plus bas).

La Carélie orientale, connue également sous les noms de Carélie de l'Est ou Carélie russe, est l'appellation désignant la partie de la Carélie qui reste depuis le traité de Stolbova en 1617 chrétienne orthodoxe sous autorité russe. Elle est séparée de la partie occidentale de la Carélie, nommée par contraste Carélie finlandaise ou historiquement Carélie suédoise (avant 1808).

La plus grande partie de la Carélie orientale fait aujourd'hui partie de la république de Carélie faisant elle-même partie de la fédération russe.

L'idée d'annexer la Carélie orientale à la Finlande (la « grande Finlande ») était très populaire dans la jeune Finlande (créée en 1918) nouvellement indépendante. Elle fut particulièrement portée dans le cœur des Finlandais durant la guerre de Continuation (conflit entre la Finlande et l’URSS de 1941 à 1944 terminé  en 1947), lors duquel l’idée paraissait réalisable avec le soutien des Allemands.
Une grande partie de la Carélie orientale fut occupée par les armées finlandaises entre 1941 et 1944.
Après la guerre de Continuation, les appels visant à l'annexion de la Carélie orientale disparurent pratiquement totalement.
Ce timbre de Finlande représente le baron Carl Gustaf Emil Mannerheim (né le 4 juin 1867 à Askainen - mort le 28 janvier 1951 à Lausanne, Suisse.) Il était maréchal de Finlande et homme politique.
Régent de Finlande en 1918, il était le commandant en chef des forces finlandaises à la fin du premier conflit mondial, poste qu'il occupa à nouveau durant la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il fut président de la Finlande entre 1944 et 1946.
Il était comparé à un « De Gaule du nord ».

Source : Wikipedia

samedi 23 décembre 2017

«Petit-Jésus», le village autrichien de renommée mondiale à Noël.



Avec près de 2 millions de lettres affranchies chaque année en période de Noël, ce petit village autrichien de quelques centaines d’habitants détient sans doute un record du monde. Il faut dire qu’il s’appelle Christkindl (Petit-Jésus), ce qui fait tout son cachet en la circonstance.
Etablie en haut d’une colline sur un lieu de pèlerinage remontant au 17e siècle, autour d’une église baroque consacrée à l’Enfant-Jésus, cette localité du nord de l’Autriche attire des milliers de visiteurs chaque fin d’année.

Renommée mondiale

Mais c’est son bureau de poste temporaire, ouvert de début décembre à début janvier, qui lui assure une renommée mondiale: depuis 1950 partent d’ici chaque année jusqu’à 2 millions de lettres et de cartes de voeux avec l’oblitération «Christkindl».

«Rapporté au nombre d’habitants, c’est certainement un record du monde, d’autant que les envois se déroulent en six semaines seulement», souligne Eva Pötzl, de l’office du tourisme de Steyr, auquel le village est rattaché.


Crèche mécanique
La figure du Petit Jésus reste particulièrement populaire dans de larges parties d’Europe centrale, où c’est encore lui, en non le Père Noël, qui selon la tradition apporte les cadeaux de Noël.
Christkindl se flatte aussi d’abriter une crèche mécanique comportant 300 figurines animées ainsi qu’une autre crèche rassemblant pas moins de 700 personnages sur près de 60 mètres carrés.
L’endroit était devenu un lieu de pèlerinage populaire à la fin du 17e siècle, après la guérison jugée miraculeuse d’un habitant de Steyr qui s’y était retiré pour prier devant une statuette en cire de l’Enfant Jésus, toujours conservée à l’église de Christkindl aujourd’hui.
 
SOURCEAFP

jeudi 21 décembre 2017

Guerre civile espagnole – Cristino Garcia – Vignette de 1946



Cristino García Granda a dirigé, avec le grade de lieutenant-colonel de l'armée française, la division des guérilleros espagnols installés dans les montagnes de Tarbes dans les Hautes-Pyrénées. Certaines de leurs batailles étaient mythiques et restent indélébiles dans l'histoire de France. Dans la nuit du 4 février 1944, à la tête d'un commando d'Espagnols et de Français, il prend d'assaut la prison centrale de Nîmes, libérant les nombreux camarades emprisonnés par la police de Vichy.
En septembre 1945, Cristino reçoit l'ordre d'assassiner les anciens dirigeants communistes déshonorés de Madrid. L'ordre émanait directement, de Santiago Carrillo, qui contrôlait déjà le PCE, notamment en France.
Refusant de tuer, la réponse de la guérilla était directe: « Je suis un révolutionnaire, pas un meurtrier ».
Cristino García a été arrêté sur la Plaza Mayor en compagnie de deux camarades le 18 octobre 1945, torturé sauvagement et jugé par un tribunal militaire en janvier 1946. Son attitude devant le tribunal n'aurait pas pu être plus digne. A l'accusation de la poursuite d'être des "bandits" il a répondu :
« Le procureur nous appelle des bandits. Non, nous ne sommes pas. Les bandits sont ceux qui nous accusent, qui tourmentent et tuent les gens qui ont faim. Nous sommes l'avant-garde de la lutte du peuple pour la liberté. Ce procès est une farce dans laquelle nous sommes accusés de crimes que nous n'avons pas commis. Mais vous êtes pressé de vous débarrasser de nous. Vous ne voulez pas que le monde voie nos corps martyrisés. Vous voulez enterrer le glorieux mouvement de la guérilla avec ce procès. Vous pouvez nous tuer, parce que c'est pourquoi vous avez attaqué le pouvoir. C'est votre travail. Mais à partir de ce banc, que vous allez bientôt occuper, je dis, au nom de mes collègues: Nous sommes fiers d'appartenir au mouvement de la guérilla! »
L'exécution de Cristino García, compte tenu de sa personnalité, héros de la résistance française dans la lutte contre les nazis, a provoqué une grande agitation internationale. Après son exécution, toute l'Assemblée parlementaire française a voté une motion demandant au gouvernement de rompre les relations avec Franco à cause de ce fait.
La France a fermé ses frontières avec l'Espagne pendant un an: du 1er mars 1946 au même mois de 1947. Le 1er mars, au numéro 10 de " Attack ", organe du Haut Commandement de l'Armée de Guérilla, est paru un éditorial dédié à "Cristino García Granda, chef de la guérilla et héros populaire", où il a mis dans sa bouche l'argument suivant adressé au Conseil de la guerre:
"Franco n'a pas été capable de nous vaincre définitivement, sa victoire de traître est temporaire, nous combattrons son régime d'assassins jusqu'à ce que nous libérions notre pays de ce fléau maudit, même si nous perdons nos vies dans cette compagnie, Franco ne pourra jamais chanter victoire. "
Au moment d'être abattu, Cristino avait 32 ans. Parmi eux, les dix derniers avaient passé la lutte contre le fascisme.
Plusieurs villes françaises ont donné le nom de Cristino García à certaines de ses rues ou parcs.
Le 15 mars 1947, au Vélodrome d'hiver de Paris, le ministre français de la Guerre lui décerne, à titre posthume, la plus haute décoration française.