samedi 19 mars 2016

Puis-je affranchir ma lettre avec d’anciens timbres dont la valeur est encore exprimée en franc belge?

Oui, mais alors uniquement avec des timbres émis après le 2 octobre 1961.
Vous utilisez pour cela l’équivalent du tarif actuel exprimé en euro de timbres achetés à la pièce en multipliant ce tarif par 40,3399.


Par exemple: pour une lettre normalisée, le tarif est de 0,79 euro si le timbre est acheté à la pièce. Si vous souhaitez affranchir cet envoi avec des timbres dont la valeur d’affranchissement est exprimée en franc belge, vous devez coller des timbres pour une valeur de 32 francs belges.

Origine de l'info : Institut belge des services postaux et des télécommunications

Belgique : Les timbres « Journaux »



 Sans doute que d’autres ont déjà écrit sur le sujet, mais comme nous en avons parlé à la dernière réunion du club à Wemmel, je voudrais y consacrer quelques lignes.
Les timbres « Journaux » sont des timbres du chemin de fer avec une surcharge.
En fait ces timbres sont erronément classés comme « journaux » ; ce sont des timbres du chemin de fer qui ont eu un usage spécifique de 1928 à 1935.

La première réaction est de dire qu’ils ont servi pour la distribution des journaux chez l’abonné. Faux !
Il faut se demander, pourquoi il y a de si grosses valeur faciale, un journal n’est pas si couteux à distribuer. 
Ces timbres étaient utilisés pour le transport des journaux par paquet, petites et grosses valeurs se complétant pour faire le prix correspondant au poids.
Il en va de même pour les timbres « Bagages », destinés eux aux bagages non accompagnés. 
Le voyageur qui ne voulait pas s’encombrer déposait son bagage à la gare avant le départ du train, celui-ci sera ensuite distribués à domicile ou déposé à la consigne de la gare de destination.
Dans le même ordre d’idées, il est fréquent de trouver des timbres-poste avec une oblitération chemin de fer (oblitération rectangulaire). 
Ces timbres faisaient souvent le complément en petites valeur qui manquaient au préposé.

Tout comme nous retrouvons aussi des tampons ronds de la poste sur les timbres « chemin de fer » en général pour des colis postaux.

Il semblerait que des tricheurs en ont imprimés des faux.  Je n’en vois pas vraiment l’intérêt, surtout pour des oblitérés. 
Un collectionneur m’a fait savoir que la largeur de la surcharge doit être de 15 mm, les autres sont des faux, à suivre ….

 
J’ai aussi rencontré pour la période précédant ces séries de timbres « Journaux » des oblitérations sur timbres-poste avec la mention « Journaux », ceux que j’ai dans la collection couvrent la période de 1893 à 1927. Je pense que là il est possible étant donné le petit prix de la faciale, qu’il était utilisé pour l’expédition de journaux ou publication à la pièce. 


Un membre « Bebe » du forum sur Delcampe, me précise :
En fait il s’agit de pré-oblitérations qui se présentent sous la forme d'un cachet elliptique portant la mention « Bruxelles – Journaux » encadrant un bloc à date.
Ils étaient frappés sur des bandes de journaux affranchis avant la remise à l'utilisateur comme le prouvent, au dos des bandes, la trace du cachet précédent (connue sous l'appellation allemande d'Abclatsch). Pour éliminer, quand il s'agit de grandes quantités, l'oblitération laborieuse des imprimés pris un à un, on tenta de lui trouver une solution. Une première démarche consista à envoyer les journaux, par paquets (déposés par les éditeurs) et le paquet seul était affranchi et oblitéré d'un cachet (+ ovale) réservé à ce genre d'envois.
Avec l'introduction du bilinguisme, cette empreinte fut remplacée en 1910 par un nouveau type de cachet plus grand comprenant la même inscription en 2 langues sur 5 lignes.

Ce cachet fut en usage jusqu'en 1925.


mardi 1 mars 2016

Une belle oblitération, quel sont les critères ?


Que souhaite le collectionneur ?
 
En premier lieu, le timbre devra être en parfait état :
·         pas de dents manquantes, ni courtes
·         pas de déchirure
·         pas de plis
·         pas d’amincissement du papier
·         pas de taches (rouille)
En ce qui concerne l’oblitération, les catalogues ne nous aident pas.
Pour eux c’est une annulation, le timbre n’est plus neuf, terminé !
Hors le sujet est vaste. Je vais tenter de le cerner, sans entrer dans les détails.

Je ne parlerais pas ici des collectionneurs d’oblitérations, de marcophilie, qui eux préféreront des timbres sur plis, où la marque est toujours entière. Ils rechercheront sans doute l’histoire du pli. 
Ils chercheront peut-être à réunir des timbres d’une même ville, d’un même sujet, des variétés d’oblitérations, le même timbre à des dates différentes.
Toutes ces collections reflètent leurs choix.

Il est d’usage de retenir quelques critères convenus tacitement entre philatéliste et souvent appliqués aussi par les professionnels du secteur.
La marque parfaite serait :
·         Elle ne doit pas masquer le sujet principal du timbre.
·         Elle doit être visible, ronde de préférence, nette, pour ne pas la confondre pas avec un timbre neuf.
·         Elle doit indiquer le lieu et la date d’utilisation.
·         L’oblitération ne « bave » pas.
·         Elle ne marque pas le timbre dans sa structure.
·         La date doit correspondre à la période de mise en vente.
·         Et certainement pas de « vagues » ou de flammes publicitaires.
   
Sans commentaires !
Bien des éléments difficile à réunir.
   
Presque parfait !
 
Si la surface du timbre est trop petite, il en manquera fatalement l’un ou l’autre.
Il est difficile d’avoir des timbres usagés qui répondent même que partiellement à ces souhaits. Pour quelques pays, je pense aux USA, la France, l’Espagne, ..., c’est fort difficile, même dans un lot de centaines de timbres, et pratiquement impossible pour la période « moderne ».
Pour les « classiques », il arrive souvent que l’oblitération est plutôt une tache d’encre que le résultat
d’un tampon, elle peut complètement dévaloriser le timbre, il perd tout son intérêt pour la collection.
Souvent pour cette période il y avait deux tampons sur l’enveloppe, un sur le timbre pour l’annulation et un à côté avec la date, le bureau.
Quelques collectionneurs refusent les timbres qui n’ont pas une histoire, ils préfèrent ceux qui ont voyagés.




Les oblitérations de complaisance sont refusées.
C’est le cas des oblitérations « premier jour » ou lors d’événements philatéliques, des foires et expo.

C’est aussi le cas de beaucoup de pays de l’Est, d’Afrique, des îles, et bien d’autres.
Beaucoup de ces  pays ont utilisé le timbre comme moyen de faire entrer des devises chez eux. Nous en rencontrons beaucoup en thématique, ils sont oblitérés avec gomme, ce qui bien entendu est une impossibilité pour un timbre usagé.




Étrange, 3 sujets différent, 3 même oblitérations ?
C’est aussi valable pour les administrations postales qui fournissent des timbres oblitérés aux collectionneurs abonnés.
Certains timbres n’ont pas été beaucoup utilisés sur du courrier. On les reconnaît dans le catalogue, ils sont mieux cotés en oblitérés que neuf, cela peut être le cas des surtaxe de bienfaisance, qui se retrouvent plus souvent dans les albums que sur une enveloppe.

Je retiens aussi quelques défauts mis en lumière sur le site d’Hervé Sthioul.

type de défaut
commentaire
oblitération centrée sur le coin inférieur gauche
douteux,
mais c'est une position courante
oblitération centrée sur le coin inférieur droit
un peu plus douteux,
mais c'est une position assez courante
oblitération centrée sur un coin supérieur
très douteux
probablement de complaisance


Ces oblitérations proviennent le plus souvent de feuilles oblitérées en blocs.
Il en existe bien sûr des vraies qui ont cette forme, mais il est reste toujours un doute.
Il faut donc éviter d'en mettre trop dans la collection, car dans ce cas, on pense tout de suite que la source était de complaisance.





Mais comme toujours en philatélie, chacun fait suivant ses propres règles et fait de sa collection un plaisir.

Avec l’aide et l’autorisation de : Hervé – timbres, http://timbres.sthioul.net/

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